Qu'il m'aimât, je n'en pouvais douter, et il m'était aisé de deviner que, dans une poitrine telle que la sienne, l'amour ne devait pas régner comme une passion ordinaire. Mais, dans la mort seulement, je compris toute la force et toute l'étendue de son affection. Pendant de longues heures, ma main dans la sienne, il épanchait devant moi le trop-plein d'un coeur dont le dévouement plus que passionné montait jusqu'à l'dôlatrerie. Comment avais-je mérité la béatitude d'entendre de pareils aveux ? Comment avais-je mérité d'être damnée à ce poin que mon bien-aimé me fût enlevé à l'heure ou il m'en octroyait la jouissance ?
Ainsi, telles étaient mes soufrances à l'heure ou je savais déjà être seule, dans l'infinie espoir que j'eu construit jusqu'à la fin.
